Dé(s)tours de Max Charvolen peintre / Bertrand MEYER HIMHOFF

À propos de l’exposition de Max Charvolen (Galerie d’art contemporain de l’université de Toulouse Le Mirail, janvier 2007).


Max Charvolen a pris à la fin des années soixante-dix un chemin détourné pour peindre. Sa peinture échappe aux limites du cadre traditionnel de la peinture de chevalet. Son travail inverse la relation classique de la représentation en perspective. Nombreux sont les créateurs qui ont tenté de solutionner avec plus ou moins de réussite la déconstruction des conditions matérielles de leur activité. Max Charvolen investit les trois dimensions réelles du volume d’un lieu architectural humble ou prestigieux en collant plusieurs épaisseurs de morceaux de toile au sol, aux murs et au plafond. « Au lieu de chercher à peindre l’image du lieu sur la toile, il peint la toile en collant à la réalité du lieu ». (…)


A Nimes 2005A Montpellier 2005 .jpgA Vallaris 2001A Vallauris 2001

Max Charvolen, À Montpellier, Galerie AL/MA, 2005, escalier, sol, mur – Dimensions de l’espace : 200 x 252 x 238 cm – Dimensions de l’œuvre : 516 x 490 cm.

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Max Charvolen, À Vallauris, 2001 – Dimensions de l’œuvre : 443 x 620 cm.


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Max Charvolen, À Vallauris, 2001 – Dimensions de l’œuvre : 370 x 143 cm.


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Max Charvolen, À Nîmes, La Vigie Art contemporain, 2005.




Pâte, crayons et pinceaux / François BAZZOLI

À propos de l’exposition de Camille Cloutier, « Saudade » (Espace Écureuil, Marseille, novembre 2006).


(…) Montrer comment la peinture peut résister au lieu qui la supporte. Prouver la vitalité d’une peinture qui n’est ni soumise à l’image, ni seulement esclave de l’expérimentation. Faire circuler à la fois la référence la plus référentielle et l’air du temps le plus actuel. Redonner un sourire aux pratiques mentales (puisqu’on ne peut contrevenir au principe que la peinture est cosa mentale). Démontrer que la génération Haribo sait utiliser la gourmandise de la couleur au service de la pâte picturale. Faire en sorte que la question du titre déborde du cartel afin de devenir chose en soi, commentaire sur la peinture en général et bande-son de la peinture (et du dessin) de Camille Cloutier en particulier. (…)



La ligne de la beauté / Paul COLLINS


Je suis allé hier au Louvre voir l’excellente exposition de William Hogarth (1697-1764). À travers une peinture vive et une gravure soignée, il a documenté et commenté la vie urbaine anglaise du 18e siècle avec un œil tranchant et satirique.

Contemplant sa Shrimp Girl (La Vendeuse de crevettes), 1745, j’étais frappé par la modernité de sa beauté, la fraîcheur de son regard et l’actualité de son érotisme. Le tableau m’a rappelé les couvertures des magazines de cinéma du 20e siècle, tel PHOTOPLAY et d’autres. Me détournant du tableau, je suis tombé nez à nez avec un homme qui m’est apparu comme étant le fantôme d’Andy Warhol. Ou, si ce n’était pas Andy, c’était assurément sa perruque. Mais je suis sûr que c’était Andy.


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